DANSE - REM’DE rayonne |
|
|
|
| Mardi, 20 Janvier 2009 00:00 | |||
|
topvisages.net
L’époque des grandes compagnies de danse ivoiriennes qui sillonnaient le monde semble révolue. Mais petit à petit, la Fondation REM’DE est en train de prendre le relais. Portrait !
La Fondation REM’DE (Fondation pour la recherche musicale de danse et d’expression) est comme abonnée au Festival de danses folkloriques de la ville Tizi-Ouzou en Algérie : Premier prix en 2007, prix d’honneur cette année et invitée spéciale pour l’édition 2009. Dirigée par Mme Séry, REM’DE fait honneur à la Côte d’Ivoire à chacune de ses nombreuses sorties. Le panafricain de danses 2008 d’Algérie qui s’est tenu du 23 au 27 novembre a regroupé onze nations dont six maghrébins et deux subsahariens (Côte d’Ivoire et Sénégal). Ce qui est intéressant à ce festival, c’est qu’il se déroule sous forme de compétition. A chaque édition, toutes les troupes participantes sont notées et à la clôture, on proclame le vainqueur. «C’est une compétition. On joue dans les villes environnantes de Tizi-Ouzou et les maires de ces localités attribuent une note à chaque troupe» : explique Mme Séry. Mais ce n’est pas seulement en Algérie que REM’DE fait la fierté de la Côte d’Ivoire. Chaque année, cette troupe parcourt le monde. Canada, Grèce, Espagne, Tunisie, Burkina Faso, Mali…ont déjà reçu la visite des Ivoiriens qui y ont présenté de belles chorégraphies. Créée en 1995, la fondation REM’DE excelle plutôt dans la danse folklorique et la comédie musicale africaine. Elle ne fait pas de danse contemporaine à l’Occidentale. Et c’est cela la spécificité de la troupe. Sa fondatrice, Lydie Yao, épouse Séry, a fait des études en Art et Communication au Canada. Section qu’elle a vite abandonnée pour s’inscrire dans une école de danse contemporaine où elle a obtenu des grades. Sa passion pour la danse a amené Lydie à fréquenter la compagnie Gnonziéka qui l’a formée à la danse traditionnelle. «Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir choisi la danse. La chorégraphie nourrit son homme. Mais la première conviction, c’est la passion. L’argent vient après» : explique Mme Séry. C’est vrai qu’elle voyage beaucoup avec son groupe, mais cela ne lui rapporte pas gros pour s’occuper de la vie quotidienne de la troupe. C’est avec ses économies de commerçante et le soutien de son époux qu’elle arrive à subvenir aux besoins de la cinquantaine de pensionnaires de REM’DE. «L’Etat de Côte d’Ivoire ne nous soutient pas. Ce sont des gens de bonne volonté qui nous viennent en aide. Elles nous soutiennent dans la confection de nos costumes et dans beaucoup d’autres choses», dit Mme Séry. Côté technique, Mme Séry conçoit et fait la mise en scène de ses pièces. La chorégraphie est confiée à Elysée Bohan. La troupe est essentiellement formée de volontaires et des passionnés de la chose culturelle. Pour y entrer, il faut subir une audition.
|






