Antoinette Konan confesse: Voici mon genre d’homme - elle a réussi deux paris-Leçons d’une journée de causerie… |
|
|
|
| Lundi, 19 Janvier 2009 00:00 | |
|
JPAGE_CURRENT_OF_TOTAL ANTOINETTE KONAN: elle a réussi deux paris-Leçons d’une journée de causerie…belle, talentueuse et intelligente elle c´est la « Reine de l’Ahoco »,
Elle est une artiste vraiment accomplie qui a eu la chance d’étudier la musique mais surtout de l’enseigner à l’INA (Institut National des Arts devenu aujourd’hui INSAAC). En l’écoutant raconter son histoire, on ne peut que sourire. Car cette femme démontre bien qu’on peut se laisser conduire par Dieu et que le bout du compte n’en serait pas catastrophique. Pour preuve, Antoinette Konan n’est pas une « villageoise » (une sauvageonne venue trouver le bonheur en ville). Quand bien même la reine de l’ahoco revendique son appartenance à la classe modeste, elle mène une vie stable qui confirme qu’elle récolte aujourd’hui les fruits de plusieurs années d’effort mais surtout d’obéissance à l’Eternel. Elle fit toute son enfance à Abidjan. Seulement, elle eut la chance de faire les cycles primaire et secondaire auprès des sœurs franciscaines à Brimbresso et, certainement, la solide éducation qu’elle obtint là explique sa personnalité. Encouragée par sa directrice d’école madame Kouaho à envoyer un courrier à feu Roger Fulgence Kassy (animateur vedette de la télévision ivoirienne à l’époque) Antoinette se verra confiée par l’animateur à Manu Dibango (alors chef d’orchestre de la radiodiffusion télévision ivoirienne). Et la jeune fille aura ainsi l’avantage de se frotter à des ainés comme Jeanne Agnimel, Virginie Gaudji, Paul Nemlin très célèbres à l’époque. Antoinette affirme également « j’ai pu ainsi rencontrer des stars comme Aïcha Koné, Bailly Spinto, François Lougah qui assuraient jusqu’en 1990 la promotion de la musique ivoirienne au delà des frontières nationales. Ironie du sort, Antoinette enviait ses derniers. Elle aspirait à être un jour une vedette, mais elle ne voulait faire comme aucun d’eux ; « il fallait apporter quelque chose de nouveau, de différent » se justifie t- elle. Et cette chose elle allait la trouver à Koumassi chez une vielle femme baoulé (de la même ethnie qu’elle) sur conseil de celui qu’elle voyait en quelque sorte comme son encadreur artistique, monsieur Koko Tanoh Amédée. C’était cet instrument à tige couverte de stries sculptées de manière spirale, et comportant une boite à résonnance et un racleur à l’apparence d’un petit globe percé sur les deux bouts; l’ahoco. Il se jouait jadis dans les villages et hameaux du centre de la Cote d’Ivoire à l’occasion des danses de réjouissance exécutées par les femmes. Parfois aussi pendant les funérailles. Mais en 1980, l’ahoco était classé au rang des oubliettes. Il avait perdu sa valeur. C’est pourquoi le choix d’Antoinette Konan de le vulgariser et mieux, de lui redorer le blason, va paraître banal. En 1984, lorsque son 1er album « Djouman » sort, c’est à la surprise générale que l’ahoco figure sur la pochette. La qualité de l’œuvre est irréprochable. Il se vend comme des petits pains. Antoinette va être confortée dans son choix par cette réaction du public. Et dire pourtant que l’on donnait peu chère sa peau à vendre ! Au bout de 25 ans de carrière musicale, l’artiste va réussir deux challenges. D’abord se faire accepter comme une valeur sure de la musique ivoirienne, ensuite hisser l’ahoco au rang des richesses culturelles nationales. En dépit de sa timidité, elle a réussi à s’imposer comme telle. Antoinette Konan est l’une des rares artistes à avoir gardé sa ligne face à la tempête de la mode suscitée par le zouglou et ses variantes. En effet, de nombreux rythmes jusque là estimés sérieux, se sont inclinés devant le coupé-décalé, et le mouvement Dj. La survie de l’ahoco s’explique par la rigueur de l’artiste au travail, sa constance dans ses choix ou sa vision et certainement son objectivité dans l’analyse de la scène culturelle. La Reine de l’ahoco pense que quelque chose doit servir de témoignage aux futures générations des gouts culturels des anciens. C’est pourquoi, sa musique ne saurait épouser les couleurs du temps pour sacrifier à la mode, au risque de se métamorphoser et perdre son originalité. Même si elle doit vendre deux fois moins d’albums que les nouvelles tendances, « mais pour combien de temps ? » s’interroge t- elle, avant de poursuivre que « depuis 1984, des rythmes se sont succédés, certains se positionnant même pendant des mois au sommet des ventes. Mais après on les a oubliés, et la vie a continué ». Comme quoi, une musique bonne doit rester intemporelle. HÄNS PIERROT
|






du nom de cet instrument traditionnel auquel elle joue et, qui est même la base de sa musique.A la vérité, Antoinette n’est pas qu’artiste chanteuse. On devrait plutôt dire artiste-musicienne-chanteuse. Puisqu’ ‘elle joue au moins d’un instrument.