Antoinette Konan confesse: Voici mon genre d’homme |
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| Lundi, 19 Janvier 2009 00:00 | |
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monsaphir.com
La « Reine de l`Ahoco » est une femme réputée intelligente mais de caractère un peu difficile.Cultivée qu’elle est, elle se verrait mal de se laisser marcher dessus par un homme. Et certainement pour cette raison elle aurait de la peine à en garder un, pendant une longue période. Sans démentir cela, Antoinette Konan signe : « ce n’est pas que je sois si difficile qu’aucun homme ne parvienne à me dominer ! Je n’aime pas attendre que tout parte de mon homme pour revenir à lui. Jai une éducation qui me fait haïr l’inactivité. Je ne suis pas intransigeante mais quand même une femme mérite un peu d’égard. Ce n’est pas un essuie-pied comme nous l’enseigne la bible. C’est une aide à l’homme qui peut et doit jouer un rôle important dans la réalisation du bien-être familial. Donc un homme à mon avis ne devrait pas s’opposer à la femme qui entreprend. Il doit plutôt l’encourager dans ses activités, car cela est biblique. Dieu merci, mon cœur est déjà pris et mon homme est du genre à m’épanouir. Il est propre, respectueux, affectif, réceptif, attentif, beau et courageux. C’est un homme qui me comble de bonheur car nous nous comprenons et nous avons les mêmes points de vue. MITCHELLE ANASTHASIE KWASSI (STAGIAIRE)
ANTOINETTE KONAN:Je suis membre d’un parti…Interrogée sur les problèmes que Mais dans toute société, ce sont des choses que nous sommes malheureusement appelés à voir au quotidien. C’est pourquoi, à notre humble niveau nous essayons de mobiliser des amis pour venir en aide aux personnes en difficulté ». Avant de renchérir que la politique ne l’intéressait pas personnellement mais que très bientôt elle pourrait se faire voir aux côtés de son homme sur la scène. Antoinette Konan sur le plateau d’une émission politique, défendant le parti de son homme ? Pour sûr, la « Reine » fera des émules ! Elle à qui l’on reproche de trop dire de façon crue ce qu’elle pense. DENISE AUGUSTE FARIMONDE
ANTOINETTE KONAN: elle a réussi deux paris-Leçons d’une journée de causerie…belle, talentueuse et intelligente elle c´est la « Reine de l’Ahoco »,
Elle est une artiste vraiment accomplie qui a eu la chance d’étudier la musique mais surtout de l’enseigner à l’INA (Institut National des Arts devenu aujourd’hui INSAAC). En l’écoutant raconter son histoire, on ne peut que sourire. Car cette femme démontre bien qu’on peut se laisser conduire par Dieu et que le bout du compte n’en serait pas catastrophique. Pour preuve, Antoinette Konan n’est pas une « villageoise » (une sauvageonne venue trouver le bonheur en ville). Quand bien même la reine de l’ahoco revendique son appartenance à la classe modeste, elle mène une vie stable qui confirme qu’elle récolte aujourd’hui les fruits de plusieurs années d’effort mais surtout d’obéissance à l’Eternel. Elle fit toute son enfance à Abidjan. Seulement, elle eut la chance de faire les cycles primaire et secondaire auprès des sœurs franciscaines à Brimbresso et, certainement, la solide éducation qu’elle obtint là explique sa personnalité. Encouragée par sa directrice d’école madame Kouaho à envoyer un courrier à feu Roger Fulgence Kassy (animateur vedette de la télévision ivoirienne à l’époque) Antoinette se verra confiée par l’animateur à Manu Dibango (alors chef d’orchestre de la radiodiffusion télévision ivoirienne). Et la jeune fille aura ainsi l’avantage de se frotter à des ainés comme Jeanne Agnimel, Virginie Gaudji, Paul Nemlin très célèbres à l’époque. Antoinette affirme également « j’ai pu ainsi rencontrer des stars comme Aïcha Koné, Bailly Spinto, François Lougah qui assuraient jusqu’en 1990 la promotion de la musique ivoirienne au delà des frontières nationales. Ironie du sort, Antoinette enviait ses derniers. Elle aspirait à être un jour une vedette, mais elle ne voulait faire comme aucun d’eux ; « il fallait apporter quelque chose de nouveau, de différent » se justifie t- elle. Et cette chose elle allait la trouver à Koumassi chez une vielle femme baoulé (de la même ethnie qu’elle) sur conseil de celui qu’elle voyait en quelque sorte comme son encadreur artistique, monsieur Koko Tanoh Amédée. C’était cet instrument à tige couverte de stries sculptées de manière spirale, et comportant une boite à résonnance et un racleur à l’apparence d’un petit globe percé sur les deux bouts; l’ahoco. Il se jouait jadis dans les villages et hameaux du centre de la Cote d’Ivoire à l’occasion des danses de réjouissance exécutées par les femmes. Parfois aussi pendant les funérailles. Mais en 1980, l’ahoco était classé au rang des oubliettes. Il avait perdu sa valeur. C’est pourquoi le choix d’Antoinette Konan de le vulgariser et mieux, de lui redorer le blason, va paraître banal. En 1984, lorsque son 1er album « Djouman » sort, c’est à la surprise générale que l’ahoco figure sur la pochette. La qualité de l’œuvre est irréprochable. Il se vend comme des petits pains. Antoinette va être confortée dans son choix par cette réaction du public. Et dire pourtant que l’on donnait peu chère sa peau à vendre ! Au bout de 25 ans de carrière musicale, l’artiste va réussir deux challenges. D’abord se faire accepter comme une valeur sure de la musique ivoirienne, ensuite hisser l’ahoco au rang des richesses culturelles nationales. En dépit de sa timidité, elle a réussi à s’imposer comme telle. Antoinette Konan est l’une des rares artistes à avoir gardé sa ligne face à la tempête de la mode suscitée par le zouglou et ses variantes. En effet, de nombreux rythmes jusque là estimés sérieux, se sont inclinés devant le coupé-décalé, et le mouvement Dj. La survie de l’ahoco s’explique par la rigueur de l’artiste au travail, sa constance dans ses choix ou sa vision et certainement son objectivité dans l’analyse de la scène culturelle. La Reine de l’ahoco pense que quelque chose doit servir de témoignage aux futures générations des gouts culturels des anciens. C’est pourquoi, sa musique ne saurait épouser les couleurs du temps pour sacrifier à la mode, au risque de se métamorphoser et perdre son originalité. Même si elle doit vendre deux fois moins d’albums que les nouvelles tendances, « mais pour combien de temps ? » s’interroge t- elle, avant de poursuivre que « depuis 1984, des rythmes se sont succédés, certains se positionnant même pendant des mois au sommet des ventes. Mais après on les a oubliés, et la vie a continué ». Comme quoi, une musique bonne doit rester intemporelle. HÄNS PIERROT
ANTOINETTE KONAN: elle-a-eu-raison-depuis-le-commencementEn Cote d’Ivoire, avant 1984, date de la sortie de son premier album, l’ahoco ne signifiait pratiquement pas grand-chose. Si l’évocation de ce nom suscite aujourd’hui des réactions, c’est certainement grâce à cette femme qui allie beauté, intelligence et dynamisme. L’ahoco, elle l’a découvert par le truchement d’une bonne dame de son ethnie résidant à Koumassi, un quartier populeux de la capitale ivoirienne. Mais c’était un instrument traditionnel classé aux calendres grecs depuis belles lurettes. Sortie d’une expérience à l’orchestre de la radiodiffusion télévision ivoirienne dirigé alors par Manu Dibango, Antoinette Konan va se laisser convaincre par un certain Koto Tanoh Amédée membre du groupe de Feu N’goran Jimmy Hyacinthe de s’orienter vers quelque chose de différent. Ce sera cet instrument à tige couvert de stries en formes spirales comportant un racleur percé aux deux extrémités et une petite boîte de résonnance. Pour la pratique, conduit par l’une des mains, pendant que l’autre tient la boite de résonnance pour marquer le tempo, le racleur fait des vas et vient le long de la tige ; d’où le lien que les esprits voyeurs ont fait avec la « masturbation ». Antoinette Konan la « reine de l’ahoco » alors reine de la « masturbation » ? Assurément pas ! Quiconque suit l’actualité culturelle le confirmera. Cette femme, à cause de son charme, a favorisé au sein de la gent masculine dans son pays comme dans toute la sous région africaine beaucoup de fantasme. Elle garde sa beauté aujourd’hui encore avec en sus son attitude réservée. Mais elle fait les frais d’une intelligence précoce qui l’a guidée jusque là à opérer des choix souvent impopulaires. Ses ambitions et ses projets étaient perçus au sein de sa corporation comme des prétextes au culte de sa personnalité, jusqu’à une date récente. Et ses points de vue comme une vision indigeste pour ceux qui refusent d’affronter les difficultés. A l’analyse de son parcours, pourtant, l’on est dans l’obligation de confesser que la « Reine de l’Ahoco » avait raison, depuis le commencement ! Elle a choisi de promouvoir un instrument qui serait le témoignage des goûts culturels des anciens pour les générations à venir ; elle a eu raison. Puisque le peuple l’a justifiée en achetant massivement ses albums depuis 1984 à ce jour. Mieux l’ahoco a résisté à la mode et est resté lui-même malgré la tempête du coupé-décalé et du mouvement Dj en Côte d’Ivoire. En plus c’est vraiment une valeur culturelle authentique. Antoinette Konan s’est insurgée contre la précarité de la condition de l’artiste ivoirien et elle a rêvé jouer les premiers rôles pour tenter de l’améliorer. Ceux qui ont levé les boucliers en ces temps là se rendent à l’évidence qu’elle avait encore raison. Puisque dans leur grande majorité les artistes ivoiriens meurent dans le dénuement total. A travers la COAF (Coalition des Artistes Féminins) qu’elle a fondé, elle est en train de réussir un pari ; très bientôt des logements seront livrés aux membres de cette association, mais également l’aboutissement du projet d’un centre médical à l’actif de la COAF est imminent. Pour boucler la boucle, la « Reine » est engagée dans des actions caritatives aux côtés des victimes de l’ulcère de burulis et des femmes souffrant du cancer du col de l’utérus. Autant d’actions qui démontrent que la logique de la « Reine » Antoinette Konan est la bonne. Issue d’une famille modeste, elle a eu confiance en Dieu et lui a confié sa vie. Elle a été acceptée à l’ORTI grâce à Roger Fulgence Kassy, est entrée à l’Institut National des Arts avec brio, à l’issue d’un concours et y a plus tard même enseigné. Elle est un nom quand même important de la scène culturelle ivoirienne en dépit de ses origines modestes ! Si tous ses projets sont sur le point de se réaliser, alors pourquoi ne pas lui dire merci ? L’album « Grande est sa miséricorde » sorti récemment chez ANKADI (sa propre structure de production et de distribution discographique) est son action de grâce à l’Eternel des armées qui l’a soutenue. LUCIEN DECONENS
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vit son pays depuis l’éclatement de la crise du 22 septembre 2002, la chanteuse Ivoirienne Antoinette Konan s’est confiée à nous en ces termes :« c’est toujours douloureux de voir des frères, des sœurs et tout simplement des créatures de Dieu, souffrir comme ce fut le cas pendant cette période.
du nom de cet instrument traditionnel auquel elle joue et, qui est même la base de sa musique.A la vérité, Antoinette n’est pas qu’artiste chanteuse. On devrait plutôt dire artiste-musicienne-chanteuse. Puisqu’ ‘elle joue au moins d’un instrument.
l’ahoco ne signifiait pratiquement pas grand-chose. Si l’évocation de ce nom suscite aujourd’hui des réactions, c’est certainement grâce à cette femme qui allie beauté, intelligence et dynamisme. L’ahoco, elle l’a découvert par le truchement d’une bonne dame de son ethnie résidant à Koumassi, un quartier populeux de la capitale ivoirienne.