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L´immortel DAOUDA KONE : L’artiste de toutes les générations

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Dimanche, 01 Février 2009 15:58
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L´immortel DAOUDA KONE : L’artiste de toutes les générations
Daouda Koné un impact social bien que discret
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monsaphir.com

« La bonne chanson est intemporelle et le bon artiste immortel, même si physiquement il peut disparaître un jour »,
Par Lucien Déconens

Voir Video Daouda koné:-Interview: monsaphir.com

 

affirmait une fois l’un des grands penseurs de l’histoire  humaine. En reconsidérant la vie de l’artiste chanteur ivoirien Daouda Koné, on est amené à reconnaître la véracité de ces propos.

En effet, la chanson, cet artiste émérite n’avait jamais rêvé en faire un métier, au point de lui accorder toute l’attention de ceux qui pensent y trouver leur pain quotidien.  Il la pratiquait  tout juste pour son plaisir personnel. Et pourtant, son succès est indiscutable. Depuis « les gbakas d’Abidjan » sorti en 1976 jusqu’à « la misère et la mer » en cours de promotion au moment où nous mettons sous presse, l’artiste n’a eu que des succès. « le villageois » en 1977. En 1978 « bouquet de fleurs » ; premier album LP 33T confectionné au Nigéria et produit par Maïkano Adamou. Suivront successivement en 1979, 1980, 1982, 1985, 1987, 1988 , 1990, 1992 et en 2008, « les collègiennes », « Sinikeneya », « la salsa de Niangoloko », « la femme de mon patron », « Gnaman Gnaman sentimental », « les femmes d’aujourd’hui », « match nul », « Daouda et sa guitare » puis  « la misère et la mer » ; tous des albums bien vendus en Côte d’Ivoire et même dans le reste du monde.

L’artiste est resté constant dans le choix de ses thèmes. Et même si à un moment donné certaines mauvaises langues ont tenté de lui coller une étiquette et des intentions politiques, lui, Daouda s’est toujours plutôt inspiré de situations sociales qu’il dépeint et il s’est efforcé de ne pas se risquer sur un champ qu’il ne maîtrisait pas. Son sujet de prédilection, les scènes de la vie et plus précisément, la question sentimentale. Un choix qui justifierait la longévité de sa carrière et surtout l’actualité de ses œuvres, même celles sorties depuis ses premières heures sur la scène musicale. D’ailleurs Daouda le dira : « Je suis un petit observateur de la société en général et je rapporte dans mes chansons ces petites observations à l’attention de ceux qui veulent bien m’écouter. Si le temps semble ne pas avoir d’effet sur l’actualité de mes chansons, c’est tout simplement parce que l’homme est toujours le même depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours, c’est seulement notre condition matérielle qui a changé ».Ce n’est pas cette jeune fille du collège saint Bernard de yopougon, où Daouda Koné donnait une prestation à la faveur du lancement officiel de la tournée de la paix dans les écoles, qui dira le contraire. Elle qui s’est mise à fondre en larmes après avoir réussi à tromper la vigilance des agents de sécurité pour se jeter dans les bras de l’artiste dès qu'il entonna « sinikeneya » ce jour-là. Quelqu’un se demanderait qu’est- ce qu’une gamine de quinze années à peine pourrait comprendre à cette chanson pour réagir ainsi ? Mais, comme la musique, l’amour n’a-t-il pas le pouvoir de briser toutes les barrières socioculturelles ? Beaucoup de choses, assurément, que seul le cœur sait. Ah ! l’amour, quand tu nous tiens…  

 


 

DAOUDA KONE : L’artiste de toutes les générations.

Par Denise Auguste Farimonde 

On l’appelle affectueusement « le sentimental », parce qui s’est illustré magistralement dans le traitement des questions liées aux relations interhumaines. Mais particulièrement, Daouda parle de l’amour entre l’homme et la femme. Cette étiquette qu’il arbore fièrement cache en réalité une autre facette de l’homme. Dans l’imagination populaire, celui qui parle d’amour est un être simple pour qui le souci quotidien devrait peut-être se limiter à vivre de l’amour, c'est-à-dire, mener une existence platonique. Et cela, comme c’est le cas de notre artiste, cache d’autres valeurs ou même de grands défauts. Le cas Daouda Koné est vraiment digne d’intérêt. Voici un homme effacé, qui a choisi de rester dans son Yopougon Siporex, en dépit d’une popularité qui n’est plus à prouver. Dans son fief, il est adulé par tous ; hommes, femmes et enfants. En rentrant dans le quartier en sa compagnie, c’est un peu comme si on rendait visite à un chef de village. Des gens, de passage, viennent dire bonjour en pointant du nez par la fenêtre. Et cette situation semblerait du cinéma s’il ne c’était agit que de jeunes gens ! Que non ! Les visiteurs du « chef de village » sont de toutes les générations et ils veulent savoir s’il se porte bien, si son dernier voyage s’est bien passé ou encore lui dire qu’ils ont aimé sa dernière prestation à la télévision ; on se préoccupe vraiment de lui. Cela démontre au moins, que Daouda vit en bonne intelligence avec tous ses voisins mais surtout que l’homme est d’une très bonne éducation. Il est un peu comme un patrimoine public dont la survie est l’affaire de tous. Ce succès Daouda ne se l’explique pas lui-même. En dehors de son costume d’artiste, il veut rester discret et vivre le plus simplement possible. C’est pour cette raison que les ragots faisant état de son élection en qualité de député de Banfora (au Burkina faso) il en rira, à son retour en Côte d’Ivoire. « Les gens ont une imagination fertile, rétorque t-il, ils veulent voir des problèmes partout. Mais je ne veux pas rentrer dans ces équivoques. Je n’ai jamais fui mon pays ! Je suis parti aux USA parce que je voulais tenter l’aventure en 1995 et je suis rentré parce que ce n’était qu’une aventure. Chez moi c’est ici ».