Le commérage entre collègues, une pratique salutaire |
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| Mercredi, 04 Février 2009 00:52 | |||
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rue89.com
Que celui qui n’a jamais parlé d’un collègue en son absence, dans le secret de la machine à café, me jette la première pierre. Le potin est un incontournable de l’entreprise. Un canal de communication à part entière, qui permet aux employés de socialiser, de relâcher la pression et d’en savoir plus sur leur organisation. Aline, 52 ans, est infirmière de nuit dans un CHU. Les messes basses ont lieu à l’office, une pièce en retrait du service, porte fermée. Rien de sensationnel dans les conversations du personnel soignant: on évoque les bébés des uns, les ados des autres… et parfois aussi le fonctionnement de l’hôpital, les patients difficiles. Aline tire un grand bénéfice de ces petits commérages:
Un meilleur canal d'information Réceptionniste dans un hôtel trois étoiles, Manu, 32 ans, connaît aussi les joies du potin. A la pause dans la cuisine, les langues se délient:
A l’occasion, les bruits de couloir peuvent se révéler payants. Manu a ainsi obtenu le poste qu’il convoitait, en partie grâce à ces discussions:
Fédérateur, vecteur d’information, le potin est aussi un moyen d’extérioriser. David, Québécois de 25 ans et employé d’un centre d’appel, chronique sur son blog "Quand on peut halluciner à plusieurs" ses aventures quotidiennes:
Un effet socialisant et rassurant Pas d’amertume chez David, qui cherche juste à livrer son expérience. Certains lecteurs se retrouvent dans ces scènes de vie:
Presque inexistante en France, la recherche universitaire sur les conversations de bureau est plus développée au Canada. Le professeur Luc Brunet, de l’Université de Montréal, souligne que le papotage en milieu professionnel n’est pas vain:
Pour ce spécialiste de la psychologie du travail, il faut bien distinguer le potin de la rumeur, beaucoup plus destructrice:
Non aux rumeurs, oui au potin. Et vous, que vous apporte ce mode de communication?
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